Concilier les réalités financières actuelles et l’épargne-retraite à long terme

Outil de suivi des régimes de capitalisation (CAPit) – juillet 2026

Les marchés ont progressé au deuxième trimestre de 2026, soutenus par l’atténuation des tensions géopolitiques, la baisse des prix du pétrole et le regain de l’élan des secteurs liés à l’IA, ce qui a favorisé une reprise généralisée des marchés boursiers mondiaux. Dans ce contexte, les résultats des participants aux régimes d’accumulation de capital (RAC) ont été favorables. Un participant type prenant sa retraite à la fin de juin 2026 a atteint un taux de remplacement du revenu brut de 70,5 %, en hausse par rapport à 68,6 % en mars 2026. Une participante type a atteint 68,7 %, en hausse par rapport à 66,9 %, ce qui représente les meilleurs résultats des 17 dernières années.

Graphique linéaire comparant le taux de remplacement du revenu brut des régimes d’accumulation de capital (CAPit) pour les hommes et les femmes entre juin 2009 et juin 2026. Les deux séries suivent une tendance semblable, avec une baisse graduelle jusqu’en 2020, suivie d’une remontée soutenue jusqu’en 2026. En juin 2026, le taux atteint 70,5 % pour les hommes et 68,7 % pour les femmes. Les hommes affichent des taux légèrement supérieurs à ceux des femmes tout au long de la période.

Bien que les résultats projetés à la retraite continuent de s’améliorer, de nombreux participants font face à une pression croissante sur leurs finances au quotidien. La hausse des taux d’intérêt, l’augmentation des coûts d’emprunt et les enjeux persistants liés à l’abordabilité rendent plus difficile l’équilibre entre les besoins financiers immédiats et les objectifs à plus long terme, comme l’épargne-retraite. Cette situation commence à se refléter dans le comportement des participants, certains régimes observant déjà une baisse des niveaux de cotisation au début de 2026.

De nombreux participants composent également avec des dettes à taux d’intérêt plus élevé, ce qui crée une tension naturelle entre le remboursement de leurs dettes et la poursuite de l’épargne. Lorsque les pressions financières augmentent, l’épargne-retraite est souvent parmi les premiers éléments à être réduits ou suspendus. D’un point de vue financier, il est souvent justifié de privilégier le remboursement des dettes à taux d’intérêt élevé. Toutefois, lorsque cette décision se prend au détriment de la participation à un régime collectif en milieu de travail, particulièrement lorsqu’une cotisation de contrepartie de l’employeur est offerte, elle peut entraîner des occasions manquées d’accroitre le revenu de retraite à long terme.

Une approche équilibrée consiste à continuer de cotiser au régime de retraite, au moins au niveau requis pour profiter pleinement de la cotisation de contrepartie de l’employeur, lorsque la situation financière le permet, tout en consacrant les sommes excédentaires au remboursement des dettes ou à d’autres priorités financières. Cette stratégie permet aux participants d’améliorer leur situation financière à court terme sans compromettre complètement leurs objectifs de retraite. Elle contribue également à préserver les avantages à long terme de l’intérêt composé et des cotisations patronales, même en période de stress financier.

Réduire ses cotisations aujourd’hui peut entraîner des répercussions importantes à long terme. Une diminution des cotisations aujourd’hui réduit non seulement l’épargne accumulée, mais aussi les avantages de l’intérêt composé qui constitue un moteur essentiel de l’accumulation d’actifs en vue de la retraite. À long terme, cela peut entraîner une baisse des taux de remplacement du revenu projetés, particulièrement si les réductions de cotisations se prolongent dans le temps. Bien que certaines mesures temporaires puissent être justifiées pour faire face à des contraintes financières, des réductions persistantes de l’épargne peuvent avoir une incidence importante sur la sécurité financière à la retraite.

Ces défis soulignent l’importance d’aborder l’épargne-retraite dans un contexte plus large du bien-être financier. Offrir aux participants des conseils pratiques sur la gestion du budget, la gestion de l’endettement et sur l’épargne peut les aider à prendre des décisions plus éclairées en période de stress financier. Des communications claires sur la valeur des régimes avec cotisation de contrepartie de l’employeur, ainsi que des outils illustrant l’impact à long terme des changements de cotisation, peuvent également contribuer à maintenir l’engagement des participants et à soutenir une prise de décision éclairée.

Trouver l’équilibre entre les besoins financiers immédiats et les objectifs pour la retraite n’est pas simple, et aucune solution ne convient à tous. Toutefois, maintenir au minimum une certaine participation aux régimes d’épargne collectifs, même à des niveaux de cotisation réduits, peut aider à préserver les résultats à long terme tout en offrant une certaine flexibilité pour faire face aux réalités financières actuelles.

Au sujet de l’outil de suivi du revenu des régimes de capitalisation

L’outil de suivi du revenu du régime de capitalisation présume qu’un participant a effectué des cotisations annuelles à un rythme de 10 % à compter de l’âge de 40 ans, qu’il recevra les prestations maximales de la Sécurité de la vieillesse et du Régime de pensions du Canada/ Régime des rentes du Québec, et qu’il utilisera le solde de son compte du régime de capitalisation à la retraite pour acheter une rente. Le compte du régime de capitalisation du participant est investi en fonction d’une stratégie équilibrée. Le salaire a été rajusté annuellement conformément aux changements du salaire moyen par activité économique et il est établi à 78 954 $ au 310 juin 2026.

Le présent Outil de suivi des régimes de capitalisation (CAPit) a été préparé à titre informatif seulement et ne constitue aucunement un avis professionnel. Veuillez communiquer avec un conseiller de chez Eckler si vous avez besoin d’un avis professionnel fondé sur le contenu du présent CAPit.